Les Soeurs

 

LES SŒURS

 

Qui sont-elles ?

 

Faites connaissance dans les pages suivantes ...

 

 

Page 2 : Sœur Christiane Tarare

Page 3 : Sœur Christiana - Marie Roussey

Page 4 : Sœur Denise Bousquet

Page 5 : Sœur Marcelle Depoisier

 

 

SŒUR CHRISTIANE TARARE

 

Née à Saint-Claude dans le Jura en 1932

Sept enfants dans la famille. Quatre filles et trois garçons..

 

maman de Christiane

 

La maman, opposée à toute question de foi, empêche Christiane d’aller au catéchisme malgré son désir.

Malheureusement, cette pauvre  maman quitte ce monde en 1946. Christiane a 14 ans et doit s’occuper de ses frères et sœurs. Mais avec l’accord de son père, elle suit une formation et reçoit le baptême à Noël.

Et voici qu’à l’occasion d’une ordination en 1948, c’est le choc dans son cœur. Moi aussi je peux me mettre au service de Dieu. Mais comment ?

C’est alors qu’à Bourg elle rencontre une Sœur de notre Dame des Apôtres. Sœur Vianney est en Mission en Egypte. Le courant passe. Christiane sent son orientation se préciser.

 

Prise d'habit 1949 avec son père

En 1949, elle se décide et part pour Vénissieux à Lyon où elle passe deux semaines à la Maison Mère des Sœurs NDA.

Sœur Marcellus la reçoit et la suit. Christiane apprécie les soins de Sœur Thérèse Marie qui assure le service de l’accueil extérieur.

                      1950 . C’est le grand saut. Christiane entre au Postulat et fait profession en mars 1953. N’ayant pu terminer ses études, elle prépare le Bac philo à Lyon.

 

Profession religieuse 1952

       1955 !

        Enfin le départ en mission mais ce ne sera pas pour l’Afrique comme elle l’a rêvé.  C’est au CANADA qu’elle s’en va pour la fondation d’une communauté à Ste Hélène bas quartier de Montréal . Sœur Berthe est responsable. Christiane  enseigne avec d’autres sœurs : Sœurs Marie Albert, Blandine, Marie Xavier, Gervais ….

1955 Canada

                                                                         Elle y restera 7 ans.

Puis c’est enfin l’envol pour l’Afrique : ABIDJAN au collège N.D. du Plateau. Elle enseigne au primaire puis au secondaire, le français, l’anglais.

                  Et la voici de retour au CANADA en 1968 mais elle fait une escale en Irlande pour perfectionner son anglais car c’est cette langue qu’elle va enseigner au niveau  secondaire. La communauté de 5 soeurs logent dans un appartement  à Montréal : Sœurs Camilla Martin, Mariette Benoît, Nicole Rivard, Geneviève Levrat,  Gervais et Christiane.

 

Nouveau changement de cap :  1972. On l’appelle à  ZINDER au  NIGER.

 

Zinder Avec sa filleule 1979

Première urgence, apprendre la langue : le haoussa. Ensuite elle se lance auprès des femmes du peuple dans l’enseignement du français.

Puis naît le projet  de réunir les filles de l’école qui n’ont pu terminer le primaire. : Formation humaine, couture, cuisine…Elle assurera cette formation pendant 10 années.

Mais il manque de personnel pour maintenir ouverte cette mission. Elle est fermée en 1982.

 

Maradi Travail avec les femmes au village

 Christiane rejoint MARADI communauté NDA, où elle reprend l’enseignement ménager des jeunes filles et des femmes. Elle fait merveille. Le Centre est renommé et ses expositions visitées.

 

Après tant d’année de service, un arrêt s’impose : 1988 année sabbatique bien méritée.

avec la chorale Avec Anne Marie Barbe Niamey

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est NIAMEY qu’elle rejoint en 1989. Elle est toujours active dans le domaine de la formation des femmes mais elle va aussi au village auprès des de celles qui ne peuvent venir au Centre...

 

Yantala

 

                      A NIAMEY, une autre maison NDA a été fondée : YANTALA... C’est là que Christiane, en 2000, continue sa mission. Elle aide sœur   … pour la formation des femmes, donne des cours au Centre La Fontaine, participe au Club International des femmes et à une chorale.

Elle est aussi active à la Paroisse et réunit des femmes pour des cours de couture.

Cette mission : YANTALA, elle aussi, est fermée en 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

Christiane rejoint  DOGONDOUTCHI  pour 4 années. Centre féminin, catéchèse, différents services à la Paroisse, visite des prisonniers.

C’est dans ce domaine qu’elle entre en contact avec l’association Prisonniers Sans Frontière qui cherche des relais pour leur action. Des responsables viennent à DOUTCHI, préparent leurs actions, trouvent responsables nigériens et Christiane coordonne le tout après le départ du staff de PSF.

D’autre part, elle aide les jeunes sœurs dans leur mission d’éducatrice : Sœur   à l’école, Sœur Léa… avec les enfants de la rue. Sa dernière création, avec l’aide des amis de Chemy est l’école maternelle avec sa grande concession bien clôturée.

 

                       Après 55 ans de mission, Christiane peut revenir au pays natal… et c’est La Communauté de la rue BARBUSSE à Lyon dans le 8ème arrondissement qui l’accueille le 30 octobre 2010

 

 

 

SŒUR CHRISTIANA - MARIE ROUSSEY

 

Franc- comtoise pure race !

 Née à Deluz, petit village au bord du Doubs, le  14 juin 1934, elle  y vécu jusqu’à l’âge de 6 ans. Elle a un frère de 3 ans son aîné.

Village de Deluz. maison natale derrière la fontaine Belmont, Jura. Naissance d'une petite soeur

Les aléas de la guerre firent que la famille s’exila dans le Jura , à Belmont de 1939 à 1946.

Là 2 petites sœurs naquirent dont elle fut la gardienne bien souvent car dans ce village rural et peu développé, les enfants n’allaient à l’école que lorsqu’il n’y avait pas les vaches à mener à la pâture !!!

Ces 6 années, outre les évènements de la guerre, marquèrent Marie d’un petit côté campagnard qui lui fit aimer l’Afrique et sa brousse …

                 De   retour à Deluz, elle va enfin sérieusement à l’école puis continue ses études à Baume les Dames chez les Sœurs Ursulines ( d’Anne de Saintonge) pour le brevet. C’est à Besançon dans une autre école des Ursulines qu’elle poursuit son cursus jusqu’au bac.

Mais ce qu’elle désire  plus que tout c’est « être infirmière »

                 Aussi, dès le bac passé, elle commence ses études à l’Hôpital Saint Jacques où les soins et l’Ecole d’infirmière sont tenus par les sœurs des Hospices de Beaune. Rude formation tant par la rigueur de l’encadrement que pas le dur travail dans les salles de 40 malades et plus…

Hôpital St Jacques Besançon


Diplômée en 1956, elle trouve grâce à une amie, tout de suite, du travail dans une Clinique chirurgicale privée de Belfort. Elle y travaille 2 ans.

                      

                        Et c’est là qu’arrive l’imprévu, impossible à éviter, irrésistible     

                autant  qu’inexplicable. Un appel intérieur … servir mieux, servir plus,               

                              aimer plus, donner tout, être missionnaire au loin !!!

 

                   Et revient aussi un souvenir d’enfance : son frère élève chez les Jésuites avait ramené une image réclame : des lépreux horribles salué par un missionnaire. Et pour Marie cela avait été un choc et une décision : Moi, j’irai soigner les lépreux.

Conseillée par un prêtre de Belfort car Marie n’était pas très pieuse… elle envoie des demandes à plusieurs Congrégations missionnaires. La réponse des Sœurs Missionnaires de Notre Dame des Apôtres lui va au cœur. Mais que vont dire les parents ? La maman ne semble pas surprise… intuition des mères !

                    En Août 1958, elle va à Vénissieux, rue Ernest Renan pour quelques jours.

La vision des Sœurs costumées, défilant pour le chapelet, les prières, l’épouvantent et après seulement 24 h elle prend la fuite.

Mais l’appel est le plus fort et en septembre 1958, ses parents la conduisent au couvent  des NDA.

Dur postulat, dur noviciat  à 24 ans après l’éclatement de la jeunesse, la liberté du travail, les loisirs !

Elle demande à aller chez les lépreux encore, mais pas de réponse.

 

8 mars 1961 Profession religieuse

      Huit mars 1961 enfin la joie de la profession religieuse. Marie devient comme en ce temps là : sœur Christiana. Joie du départ pour l’Afrique  et pour Adzopé grande léproserie de Côte d’Ivoire. On dit à sœur Christiana qu’une Sœur est morte à la tâche, qu’une autre a la variole… Qu’importe, le rêve est enfin réalisé. Courte préparation de 6 mois pour le laboratoire à Debrousse et la Croix Rousse, la radiologie à Ste Foy .

            Le 1er Novembre 1961, fête de tous les Saints, c’est le départ en avion pour ABIDJAN.

      Découverte de l’Afrique, d’ADZOPE, des lépreux, toutes choses et personnes tellement différentes dans la réalité que dans le rêve. Un mois à Memni pour rappeler les notions d’obstétrique. Les femmes lépreuses et les femmes des campements alentours accouchent à Adzopé.

Mais l’amour la brûle et au dispensaire, au labo, à la radio, le temps passe.

La maison des sœurs est en pleine forêt veillant sur les pavillons des malades et les centres de soins. La Communauté oscille entre 5 et 8 sœurs.

L'allée principale Adzopé Maison des Soeurs. Derrière: la forêt.

                   

      En 1964 Christiana est envoyée à Paris pour y faire des études d’Ergothérapie. Après 10 années d’arrêt, les études sont dures et d’un haut niveau. L’Ecole d’Ergothérapie des Enfants Malades était la première école de ce genre, brocardée sans retenue par les kinés , en France.

      Madame Rémond, la première directrice  heureuse d’avoir une « Sœur » a beaucoup aidé Sœur Christiana qui vivait à la Communauté de Paris.

      Le projet : faire en un an, les études prévues en 2 ans ? Complètement fou ! Mais Madame Rémond a privilégié les stages en supposant que les cours de l’année supprimée seraient assumés par la Sœur pendant ses temps libres ??? Et en plus, Sœur Christiana réussit à faire une formation en orthopédie pour la fabrication des prothèses.

      Dieu aidant (réellement) l’examen fut un triomphe. Mais Christiana avait un mémoire à présenter dans les deux ans. Elle choisit bien sûr «  L’Ergothérapie dans la lèpre » et présenta son mémoire lors d’un congé en 1968.

      A son retour elle prit en charge le service d’Ergothérapie avec une trentaine de malades au travail puis commença un service d’orthopédie. Avec les moyens du bord, elle fabriqua des chaussures, et des prothèses élémentaires pour les lépreux.

      Au cours des années tout se développa encore. Un service de Physiothérapie avec bains de paraffine, appareils électriques, kiné fit des merveilles avant et après la chirurgie réparatrice ou pour la rééducation des infirmités des lépreux. Avec le temps, elle du même former des infirmiers d’état pour leur travail en brousse auprès des malades.

      En Ergothérapie, le service s’agrandit. Il remplissait trois buts importants : La rééducation par le travail manuel, l’apprentissage d’un petit métier artisanal que les malades à leur sortie puissent se prendre en charge, et un but occupationnel très nécessaire.

Ergothérapie

 

      Ce service était  réputé dans beaucoup de pays voisins et visité quotidiennement par les touristes qui achetaient les œuvres de s lépreux.               

      Le Rotary Club perm it l’ouverture d’un service d’orthopédie avec préparation de chaussures orthopédiques, d’orthèses et de prothèses.                        

 Atelier d'orthopédie

 

 

 


 

 

 

 

Physiothérapie: formation des infirmiers

 

Christiana participait aussi à l’animation spirituelle de la Léproserie.

28 années de bonheur parfait malgré les épreuves.

 

      Et c’est l’appel des responsables pour une nouvelle mission à ADJAME, quartier d’ABIDJAN.  Onze années comme responsable de la Région de Côte d’Ivoire : 16 communautés à animer et visiter.

Abidjan

 

       En même temps, travail avec la Fondation Liliane pour les handicapés d’Abidjan et accueil des malades démunis du quartier.

      

 

 

 

 

 

 

1999. Retour en France. la fatigue des longues années se fait sentir. Christiana doit attendre   novembre  2000 pour répondre à un appel du TOGO. A KOLOWARE autre ancienne léproserie NDA,  il faut une infirmière. Deux ans de vie dans ce du village de brousse, dans l’austérité des lieux et des moyens. Mais grand bonheur de vivre avec les pauvres.

                        Kolowaré avec Soeurs Jacqueline et Marie Angéla

Au dispensaire : soin d'un lépreux

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour en France en 2002.

                        Nouvelle mission : Haute Goulaine près de Nantes .Une communauté de Sœurs anciennes à entourer, animer, dans une maison en mutation avec une gestion laïque du personnel et des soins. Joie de la vie avec nos sœurs aînées riches de vie et de cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Lourd travail avec le suivi médical, consultations, hôpitaux… Mais aussi difficultés, souffrances avec les sœurs, de la mise en place des changements nécessités par la mutation de la maison en EPHAD.

                                                      

Ste Foy les Lyon. Maison Provinciale

2009. Une année sabbatique bien méritée. C’est ce que pensait Christiana.

      C’était sans compter avec le vieillissement de ses os… Fracture spontanée du plateau tibial. Trois mois de cannes anglaises ! Mais l’année finit bien et permettra à Christiana de mener à bien ma tâche de récupération des diapositives des archives de la maison Provinciale.

 

Et enfin BARBUSSE ! Et là ? ……… vous le saurez plus tard.


 

SOEUR DENISE BOUSQUET

 

27 Novembre 1922 ?

Une petite fille : Denise, naît dans la famille Bousquet à Grenoble.

Grenoble


Le papa est fonctionnaire aux PTT. La maman est à la maison pour s’occuper de la petite famille. car une fille est déjà là depuis 3 ans et un petit garçon viendra dans quelques années.

Mais un drame se produit alors que Denise a 10 ans. Le père meurt en quelques jours d’une broncho pneumonie. La maman se retrouve veuve avec 3 enfants dont un petit garçon de 1 an et deux mois.

La maman cherche du travail, elle entre aux PTT comme veuve d’agent de ces services. Elle est affectée au guichet poste restante. Une voisine amie garde le dernier des enfants et leur prépare le repas.

La grande sœur heureusement devient dactylo et la maman trouve aide et soutien.

Mais Denise apprend bien. Elle est une fillette vive et brillante. L’instituteur la suit et lui obtient une bourse pour continuer ses études…

Brevet Supérieur, préparation de l’Ecole Normale.

Une amie responsable de la JEC ( Jeunesse étudiante chrétienne) l’invite à venir avec elle à une récollection. Denise n’a aucune notion de religion car toute la famille y est indifférente. Mais elle apprécie ce qu’elle vit à la JEC. Rencontre des jeunes, elle s’insère petit à petit dans ce monde religieux. Le curé lui demande de prendre la responsabilité de la JOC ! Découverte du monde ouvrier, préparation d’une fête de Noël pour le quartier. Elle est alors déléguée au Congrès national à Lyon.

Mais en 1939, la guerre est déclarée. Denise veut travailler. On l’embauche à la poste comme téléphoniste. Elle a 17 ans et y travaillera 1 an et demi.

Depuis quelques temps, elle a envie, tout au fond, de partager ce qu’elle a reçu . Mais plus fort, en étant missionnaire . Un prêtre l’oriente vers les Sœurs N.D. des Apôtres à Vénissieux et à l’occasion du Congrès, Denise va les voir.. Sœur Loyola l’accueille. En août 1942, elle entre chez les sœurs de N.D. des Apôtres.

Profession Religieuse


Malheureusement, comme beaucoup de jeunes en mauvaise santé à cause de la guerre, elle contracte la tuberculose. Une année à Foncines le Haut et les bons soins de ses sœurs la remettent debout.

Elle prend l’habit des Soeurs en septembre 1943 et fait sa Profession religieuse en 1945 sous le nom de Sœur Jeanne André.

 

En 1946, elle rejoint le BENIN. Avec Sœur Richard, elle ouvre la mission de DJOUGOU où un climat sec est meilleur pour sa santé. Avec l’autorisation de l’inspecteur d’académie de Dakar, les sœurs ouvrent une école. Une simple chambre en terre dans leur maison. Elles sillonnent les villages à pied, pour recruter les enfants : 6 au début, 5 garçons et une fille. Ce sont surtout les fils des chefs.

Cotonou 1966 Natitingou 1970


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les enfants ne connaissent pas le français et les sœurs ne connaissent pas les dialectes nombreux. mais, l’ingéniosité et l’amour font des merveilles Elles sont aidées par un villageois menuisier, qui connaît les langues et les coutumes du pays.

Après 6 années, les premiers élèves passent le CEP, et sont baptisés. Quelques filles sont à l’école. Ce sont elles qui deviendront des responsables au gouvernement ou dans le social.

1953. On appelle Sœur Denise pour l’EGYPTE : CHOUBRAH quartier du Caire, dans une communauté d’une douzaine de Sœurs, toutes étrangères, pour y enseigner les sciences et les maths , l’enseignement religieux

Dans cette école, les élèves sont de tous pays, égyptiennes, maltaises, grecques, juives, orthodoxes et catholiques.. Avec Sœur Dominique, Denise fonde le mouvement « Avant garde » mouvement neutre ou toutes les confessions peuvent s’inscrire. Elles font des camps avec ces jeunes de 15 à 18 ans, exemple de tolérance qui a une très grande influence sur tous.

1962 : Changement pour HELIOPOLIS. Même activités mais le milieu est privilégié.

Sœur Denise y reste deux ans et un appel vient pour COTONOU au BENIN pour le Collège N.D. des Apôtres.

Elle a fait ses preuves, On voit ses capacités. En 1967, elle est nommée supérieure Provinciale des missions NDA du Bénin. Elle le restera jusqu’en 1973.

Au Chapitre Général de cette année là, elle est élue au Conseil Général de la Congrégation dont Sœur Anne-Marie Barbe est supérieure. Le Conseil Général à partir de cette année 1973 résidera à SAINTE FOY les LYON.

Sœur Denise visite les missions NDA d’Europe : Italie, Irlande, Pays Bas ainsi que les missions anglophones du Nigéria et du Ghana.

Au moment où finit son mandat, une proposition est faite, au LIBAN, par un riche et généreux libanais : Monsieur Shoueri pour prendre la responsabilité d’un Centre d’handicapés (polios) dans la banlieue sud de Beyrouth quartiershiite 

Le pays va connaître 15 ans de guerre, climat très dur où l’on vit dans l’angoisse et la peur. Le Centre ferme et ouvre au rythme des bombardements.

Cependant, avec la vaccination, la polio régresse et Mr Shoueri, pionnier en ce genre, propose d’accueillir des enfants non handicapés dans son Centre- Ecole intégrée. Celui-ci voit sa réputation s’étendre à tout le pays et au dehors. Il se développe avec le Secondaire et une Ecole Technique.


Un autre projet germe dans le cœur de Monsieur Shoueri, visionnaire : Ouvrir un Centre pour les IMC (Infirmes moteurs cérébraux).

Sœur Denise est envoyée à Chypre et à Londres pour se former. Avec la guerre les sessions sur place ne sont pas possibles.. On peut enfin ouvrir une maison pour les IMC.

Formation à Chypres

Les Sœurs forment du personnel sur place : des jeunes filles musulmanes et chrétiennes de Hadath.

Sœurs Athanasia, Rose et Denise gèrent le nouveau Centre : école, ergothérapie, dactylographie avec des machines électriques plus faciles pour les IMC, orthophonie…

C’est très dur avec la guerre . Il faut sortir sous les bombardements. Plusieurs fois on doit arrêter les cours et les soins, évacuer le Centre…

Voici un témoignage de tendresse d'une de ses  élèves




 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sœur Denise restera 15 ans à BEYROUTH. Elle a 70 ans et demande à rentrer en France, ayant auparavant formé des remplaçantes.

C’est à Lourdes où les Sœurs NDA tiennent une maison de convalescence que Sœur Denise va continuer de mettre ses compétences et sa technicité au service des malades. Comptabilité, accueil des familles, des médecins. Elle servira à Lourdes 6 années jusqu’en 2000.

Lourdes 1996


A Montferrier près de Montpellier, les Pères des Missions Africaines ont une maison de retraite où sont accueillies aussi des Sœurs NDA. Sœur Denise est nommée responsable d’une petite communauté de 6 Sœurs NDA toutes fatiguées et âgées..


Elle y restera jusqu’en 2006 où elle arrive à la Communauté de la rue Barbusse. Elle y retrouve Soeurs Marcelle Depoisier, Jacqheline Paterni avec qui elle fait Communauté. Là où se trouvait le dispensaire, vit Soeur Odile Hermann engagée à la Paroisse de Décines à Lyon, et reliée à la Communauté de Lyon Aurore.

 

 

SOEUR MARCELLE DEPOISIER

 

Une vraie savoyarde

 

 

 

Née à Scionzier, en Haute Savoie le 10 février 1935, Elle est la deuxième d’une famille de quatre. Un frère aîné et deux sœurs plus jeunes.

L’agriculture fait vivre la famille aussi tous les bras sont utiles. Aussi, très jeune, Marcelle aide ses parents. Elle quitte l’école à 14 ans et trouve du travail dans une entreprise de pièces d’horlogerie où elle restera 6 ans et demi… Pendant ce temps elle fréquente la Paroisse de son village. Le Prêtre lui fait connaître la JOC, ce qui lui donne une certaine ouverture et l’aide à découvrir une foi plus vivante.

Et là, se précise l’appel à un don plus total. Au fond d’elle-même, naît un désir d’être missionnaire.

Le prêtre écrit à diverses Congrégations mais c’est une lettre de Sœur Jean Régis Matthieu, des Sœurs Missionnaires de N.D. des Apôtres,accompagné d’un petit livret « Pour le plus haut service » qui retient son attention. Pendant les vacances de l’année 1956 elle part une semaine à Vénissieux. Elle rencontre les sœurs, les novices à Feyzin, maison de vacances.

En juin 1957, elle entre dans la Congrégation.

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Postulat, noviciat, puis profession religieuse en mars 1960

 

 


En mai 1960, elle part pour Sokodé au Togo où on lui confie l’enseignement ménager. Elle y restera un an.

Puis c’est Lomé qui l'accueille. Elle y est responsable de l’internat. jusqu’en 1963.

Ce n’était qu’une escale, car elle repart pour Sokodé, reprendre l’enseignement ménager ainsi qu’un internat du primaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1966, elle rentre en France pour un temps de repos, de service à la Maison Mère et une formation technique à Lyon.

 

 

Avec ce bagage, elle est nommée à Niamtougou, toujours au Togo : Travail dans les villages pour la formation des femmes, catéchèse, enseignement ménager.


Septembre 1973 . Elle rentre pour une année auprès de son père, malade.

Profitant de son séjour en France, elle fait un recyclage spirituel à Chevilly, maison des Spiritains.

La Congrégation lui demande alors de se charger de l’animation missionnaire pour la Région Centre Est, assurée par les Sœurs NDA depuis un certain temps. Elle assurera ce service trois ans.

Enfin, en 1978, re-départ pour l’Afrique. Pour la Côte d’Ivoire cette fois.

Abengourou dans le nord est du pays, l’accueille pour la catéchèse, la formation des femmes dans les villages alentours.

                                                               

Mais avec son expérience, en 1981, on pense à elle pour organiser une présence aux jeunes des écoles secondaires à Agboville dans le sud est ivoirien. Catéchèse, organisation puis suivi d’une bibliothèque. Ces 10 années à Agboville furent pleines de joie pour elle et de fruits parmi les jeunes.

avec une petite interne devant la maison des Soeurs


C’est dans l’ouest qu’elle continue son service missionnaire en 1991. Il faut reprendre et réorganiser un foyer de jeunes filles à Gagnoa où se situe déjà une autre Communauté NDA.

Au foyer de jeunes filles avec une collégienne


Ces foyers pour accueillir les filles sont une urgence , étant donné tous les dangers qui les guettent. Grâce à l’aide de l’Ambassade des Pays Bas , de la Fondation Massieye, et surtout à son savoir faire et sa patience, elle rénove et agrandit le foyer qui devient trop petit pour l’affluence des demandes.

En 1997 le foyer NDA est fermé par suite de changements dans le diocèse et repris d’une autre façon par les Sœurs de N.D. de la Paix, Congrégation ivoirienne.

Un grave problème de santé arrête ses activités missionnaires pour un temps. Pour Marcelle, un re-départ en Afrique n’est plus possible.

C’est aux Avenières, en l’Isère qu’elle est nommée. Une insertion dans un gros bourg agréable et accueillant.

Là, toute son expérience missionnaire se met à l’œuvre dans la catéchèse, la visite aux personnes âgées et malades, un groupe de chant, de partage d’Evangile… Huit années de bonheur !

Et c’est elle qui, en 2006, avec Denise Bousquet et Jacqueline Paterni , est choisie pour re-ouvrir la maison NDA rue Barbusse , fermée depuis quelques années.


 


 

 


 


                 

 


 


 

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